Stéfanos Tsitsipás : l’apollon du tennis grec

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L’enfant prodige du tennis grec, Stefanos Tsitsipas, 22 ans, s’est hissé en quelques années au 5e rang mondial.

1 mètre 93, cheveux longs, allure de surfeur. Lorsque l’on observe Stéfanos Tsitsipás, il n’est pas difficile d’imaginer la fougue qui anime le jeune tennisman Grec. Le prodige commence le tennis à l’âge de trois ans. Quoi de plus normal pour le fils d’une ancienne joueuse de tennis professionnelle soviético-grecque, Julia Apostoli. Son père, Apostolos, a lui aussi fréquenté les courts, mais en tant qu’entraîneur des jeunes à Glyfada. Une bourgade de la banlieue d’Athènes. Issu de la troisième génération de sportifs de haut niveau dans sa famille, le droitier a pu s’appuyer sur des bases solides pour débuter sa carrière.

La culture sportive qui imprègne la famille Tsitsipás va vite déteindre sur Stéfanos, qui est intégré par son père à l’équipe dont il est l’entraîneur. Une formation au sein du cocon familial qui va permettre au jeune espoir de s’épanouir. Finaliste en 2014, et 2015 de l’Orange Bowl, un tournoi de tennis junior organisé chaque année en Floride, le Grec signe ses premiers exploits tennistiques, et se fait un nom au plus haut niveau. Toujours classé parmi les meilleurs de sa catégorie, le jeune tennisman devient professionnel en 2015 à l’âge de 16 ans.

Pas rassasié, Tsitsipás remporte l’année suivante le double de Wimbledon, s’attribuant par la même occasion la place de numéro 1 mondial chez les juniors. Une progression linéaire qui le forge mentalement selon son père : « Stéfanos est en train d’acquérir un gros mental, notamment grâce aux victoires difficiles qu’il remporte. Le secret, c’est de fixer des objectifs graduellement et de responsabiliser le joueur pour le faire progresser ».

La fusée Tsitsipas

L’année 2017 marquera la fin de l’apprentissage pour celui qui aime se surnommer « Tsisifast » sur les réseaux sociaux, en référence à son parcours aussi rapide que brillant. Sur le circuit mondial, le tennisman bat son premier top 100 au Challenger de Rome, le Tchèque : Jiry Vesely. Une première victoire retentissante qui en appelle d’autres pour Tsitsipás. L’Athénien remporte son premier tournoi Challenger à Gènes en septembre de la même année.

Après une escapade italienne couronnée de succès, c’est en Belgique que le jeune tennisman continue d’écrire sa légende. A l’ATP 250 d’Anvers, Tsitsipás fait tomber successivement Pablo Cuevas (33e mondial), Ivo Karlović (51e) et David Goffin (10e), accédant aux demi-finales du tournoi. Une victoire sur un top 10 qui sonne comme une consécration pour celui qui avait intégré la prestigieuse Académie Mouratoglou de Cannes en 2015. 209e mondial fin 2016, Tsitsipás termine l’année suivante au 91e rang. Sûr de sa force, le joueur savourait devant les médias le chemin parcouru :« J’ai toujours pensé que ça me prendrait plus de temps pour y arriver. Mais j’ai travaillé dur et ce n’est pas une surprise pour moi. Je pense avoir le jeu pour rivaliser avec ces joueurs. »

Tsitsipas vise les étoiles

2018 sera l’année de la confirmation pour Stéfanos Tsitsipás. Finaliste du Tournoi de Barcelone, il remporte l’ATP de Stockholm en octobre. Le premier dans l’histoire du tennis grec. Devenu l’unique représentant masculin de son pays dans le top 100 à tout juste 19 ans, le quintuple vainqueur du tournoi Future entre définitivement dans la cour des grands. En 2019, la machine Tsitsipás semble déterminée à viser les sommets.

Arrivé à l’Open d’Australie dans la peau du 15e mondial, le tennisman grec triomphe de son modèle de toujours, Roger Federer. Un beau clin d’œil à son enfance où l’Athénien collectionnait les posters du Suisse dans sa chambre. Deux ans plus tard, le numéro 5 mondial est toujours entraîné par son père, loin d’être étranger à son succès. À l’heure de disputer la deuxième demi-finale de Rolland Garros de sa carrière, Stéfanos Tsitsipás a déjà écrit sa propre légende, à seulement 22 ans.

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